January 17, 2026
14
min de lecture

Le “SEO Google” influence-t-il la visibilité dans les LLM ?

Dans cet article, vous découvrirez :

  • Si le fait de ranker sur Google augmente réellement la probabilité d’être cité dans ChatGPT et Perplexity
  • À quel point les positions top 3 influencent la visibilité dans les moteurs conversationnels
  • Quels signaux SEO (autorité, liens, positionnement) pèsent le plus dans les réponses des LLM
  • Pourquoi Perplexity détecte plus rapidement les sites récents que ChatGPT
  • Comment prioriser ses efforts SEO pour maximiser visibilité et acquisition à l’ère de la recherche conversationnelle

Depuis 2023, un nouveau réflexe s’est installé.

Fini les mots-clés et l’identification des meilleures solutions depuis Google.

Bonjour les questions précises et complètes à ChatGPT, Claude, Perplexity, etc.

Nous sommes passés de “outil prospection Linkedin” sur Google à “je suis responsable marketing dans un organisme de formation, quel serait le meilleur outil pour identifier des potentiels élèves sur Linkedin et les contacter” sur un LLM

Résultat : toutes les marques qui investissent en SEO se demandent : est-ce que ça “alimente” aussi notre visibilité dans ces LLM ?

Pour y répondre aujourd’hui Grow & Convert à mener l’enquête.

Mieux, ils ont produit une étude.

Mot-clé par mot-clé.

Avec un objectif simple.

Découvrir si le ranking Google influence la probabilité d’être cité dans ChatGPT, Perplexity, Claude ou Copilot.

La méthodologie de l’étude 

Nous avons déjà écrit sur le problème des mots-clés TOFU à l’ère de l’IA : le contenu est trop générique et les marques ne sont pas citées.

Grow & Convert a donc choisi l’inverse.
Du BOFU.
Autrement dit, des requêtes à intention d’achat.

L’étude repose sur : 400+ mots-clés bottom-of-funnel.
Répartis sur 16 clients.
SaaS, services, secteurs variés.
Niveaux d’autorité très différents.

Les mots-clés sélectionnés ont un point commun :
les clients de Grow & Convert rankent déjà en première page Google dessus.

Exemple de requête utilisée pendant l'enquête

Ensuite, ces mêmes mots-clés sont testés dans :
ChatGPT.
Perplexity.
Claude.
Google AI Overview.

Et les réponses sont classées en trois catégories :

  • Yes : la marque est citée explicitement
  • No : d’autres marques sont citées, mais pas celle du client
  • N/A : aucune solution n’est recommandée (définition, explication, ou réponse “hors comparatif”)

Les N/A sont volontairement exclus du calcul final.
Parce que si l’outil ne comprend pas qu’il s’agit d’un besoin d’achat,
le SEO ne peut rien y changer.

L’objectif : identifier si la probabilité d’être cité par des outils comme ChatGPT ou Perplexity dépend davantage de l’autorité perçue d’un site que du simple nombre de liens qu’il reçoit.

Résultat #1 : Être en première page de Google vous assure (presque) une citation dans ChatGPT et Perplexity

Sur l’ensemble des mots-clés testés, une tendance nette se dégage.

Lorsqu’un client est positionné en première page Google,
il est souvent mentionné dans les réponses IA.

En moyenne :

  • Perplexity : 77 %
  • ChatGPT : 67 %
  • Moyenne globale : 72 %

Autrement dit : le SEO “classique” pèse déjà lourd dans la recherche conversationnelle en B2B.

Résultat #2 : le top 3 Google compte (beaucoup)

Grow & Convert a ensuite séparé :
les mots-clés en top 10
et ceux en top 3.

Et là, l’écart devient clair.

Lorsque l’analyse se concentre sur les positions les plus élevées, la corrélation se renforce nettement :

  • ChatGPT : 72 % pour les mots-clés positionnés dans le top 3
  • Perplexity : 82 % pour les mots-clés positionnés dans le top 3

Donc oui : plus le site rankes haut, plus la probabilité d’être citée par les moteurs de recherche conversationnels augmente.

Ce n’est pas juste “être dans en première page”.
La position précise pèse.

Pourquoi ce lien existe ? (ce qu’on sait, et ce qu’on devine)

Les mécanismes internes des LLM restent en grande partie opaques.

Mais certains éléments factuels permettent d’expliquer les résultats.

Premier point : l’accès au web.

ChatGPT, via son mode de navigation,
s’appuie sur des moteurs tiers, dont Bing.

Perplexity fonctionne de manière comparable.
Il combine ses propres systèmes
avec des crawlers et sources externes.

Conséquence directe :
les contenus bien positionnés dans les moteurs de recherche
ont davantage de chances d’être :

  • récupérés lors des requêtes web
  • intégrés comme sources
  • utilisés comme support de réponse

Deuxième point : les données d’entraînement et l’autorité.

Contrairement à Google,
les LLM ne se contentent pas d’indexer des pages en temps réel.

Ils s’appuient également sur :

  • des données d’entraînement historiques
  • des corpus issus de sources publiques
  • des contenus fréquemment cités ou repris en ligne

Ces signaux influencent :
les marques mises en avant.
et la manière dont les recommandations se structurent.

Ce qui amène une idée simple :
si vous êtes “important” sur le web (autorité, mentions, citations), vous avez plus de chances d’être recommandé par les IA

Résultat #3 : selon les marques, de 0 % à 93 % de corrélation

Là où l’étude devient intéressante
La moyenne est forte.
Mais elle cache des différences énormes.

Selon les clients, Grow & Convert observe :
Entre 0 et 93% de corrélation

Pourcentage de fois pour les clients ont été cité dans ChatGPT ou Perplexity



Donc la vraie question n’est pas “SEO ou LLMO”.
C’est : qu’est-ce qui explique que certaines marques remontent beaucoup plus que d’autres ?

L’étude met en avant deux pistes.

Les sites récents ressortent parfois dans Perplexity… mais pas dans ChatGPT

Un cas observé dans l’étude illustre bien les différences de fonctionnement entre les outils.

Sur les mots-clés testés :

  • aucune mention dans ChatGPT
  • environ 60 % de corrélation dans Perplexity

Hypothèse de Grow & Convert :

ChatGPT dépend davantage de données d’entraînement historiques.
Si une marque n’existait pas vraiment “avant”, elle peut être absente.

Perplexity se comporte plus comme un moteur de recherche.
Il semble réagir plus vite aux signaux SEO récents
et aux pages qui rankent maintenant.

Domain Rating : corrélation forte. Domaines référents : effet plus limité.

Grow & Convert a ensuite analysé deux métriques SEO couramment utiliséespour évaluer la solidité d’un site.

Le Domain Rating (DR – Ahrefs)

Les résultats montrent une corrélation nette :
plus le DR est élevé,
plus la marque est fréquemment mentionnée
dans les réponses générées par les IA.

Ce constat n’a rien de surprenant.
Le DR agrège — de manière imparfaite mais indicative —
la qualité et l’autorité des liens entrants.

Et l’autorité se voit partout :
citations récurrentes.
Présence dans des comparatifs.
Reprises par des sites de référence.

Les domaines référents (referring domains)

L’étude examine aussi
le nombre de sites distincts pointant vers un domaine.

Une corrélation existe,
mais elle reste significativement plus faible
que celle observée avec le DR.

Ce n’est pas le volume de liens qui fait la différence,
mais la crédibilité et l’autorité des sources qui les portent.

Google AI Overview : un signal plus limité sur les requêtes BOFU

Grow & Convert a également analysé la présence des marques dans Google AI Overview.

Premier constat :
l’encart n’apparaît pas systématiquement.

Sur les mots-clés bottom-of-funnel étudiés,
aucun AI Overview n’est affiché dans environ 40 % des cas
.

Lorsque l’AI Overview est présent,
la visibilité reste incertaine :

  • 31 % de probabilité de citation pour les pages positionnées en première page
  • 43 % lorsque les pages sont classées dans le top 3

Ces chiffres montrent qu’un bon positionnement SEO
ne garantit pas une reprise dans l’AI Overview.

Mais ce point ne remet pas en cause l’essentiel.

Sur des requêtes à forte intention d’achat,
les contenus bien positionnés continuent de capter du trafic qualifié et des opportunités de conversion,
avec ou sans AI Overview.

Claude : peu pertinent pour la recherche

Parmi les outils analysés,
Claude présente la corrélation la plus faible

Ce positionnement s’explique par sa nature.
Claude est avant tout conçu comme un assistant de rédaction.

Sur de nombreuses requêtes, il privilégie :

  • l’explication d’un concept
  • la génération de contenu
  • ou la création hypothétique d’une solution.

Résultat :
un volume élevé de réponses “N/A”
dans une logique de recherche ou de comparaison.


Claude doit donc être considérécomme un outil de production de contenu,
et non comme un canal de visibilité.

Ce qu’il faut retenir

Cette étude ne dit pas qu’il faut “faire du LLMO”.
Elle montre autre chose, plus simple.
Plus inconfortable aussi.

Les IA conversationnelles ne redistribuent pas les cartes.
Elles amplifient ce qui existe déjà.

Les marques visibles sur Google,
bien positionnées sur des requêtes d’achat,
portées par une autorité réelle,
sont mécaniquement celles qui remontent dans ChatGPT et Perplexity.

Le SEO bottom-of-funnel reste donc le socle.
Pas comme un canal isolé.
Mais comme un système de distribution.

Ce qui ranke alimente les LLM.
Ce qui n’est pas visible n’est pas repris.
Et ce qui n’est pas crédible n’est pas recommandé.

Les chiffres de Grow & Convert sont clairs :
jusqu’à 77 % de corrélation sur Perplexity,
et 67 % sur ChatGPT,
lorsque les pages sont déjà bien positionnées.

Autrement dit :
la recherche conversationnelle ne remplace pas le SEO.
Elle en devient la couche supérieure.

Les marques qui ont investi tôt
dans des contenus BOFU solides,
des comparatifs utiles,
et une autorité construite dans le temps,
ne découvrent pas un nouveau canal.

Elles découvrent simplement
que leur SEO travaille désormais ailleurs.

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